Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
Situation et tendances :
Le secteur du développement urbain fait l’objet, depuis le début des années 1990, d’un intérêt particulier au niveau des politiques publique s, si bien que la cible 11 des OMD sera probablement l’une des cibles sur lesquelles la Mauritanie fera les progrès les plus marqués durant les années à venir.
Cet intérêt s’explique par le fait que la population urbaine a connu un gonflement rapide depui s le choc climatique de 1973 et l’exode rural qu’il avait entraîné, engendrant le développement spontané de quartiers périphériques où les conditions de vie sont des plus précaires..
La proportion des urbains au niveau de la population globale est ainsi passée de 3,8% en 1960 à 22,7% en 1977 et à 52% en 2004. Près de 300.000 personnes, soit environ 12% de la population totale du pays vivaient en 2000 dans des quartiers précaires où prévalent des conditions de vie et d’hygiène particulièrement difficiles .
La prise en compte du développement urbain dans les politiques publiques s’est traduite au milieu des années 1990 par le premier programme destiné à renforcer l'industrie de la construction et à promouvoir l'emploi dans les principaux centres urbains. Dans le même temps, l'Etat, au travers d'un vaste programme de construction et de réhabilitation des bâtiments administratifs, entendait changer le visage des villes et en particulier, celui de la première d'entre elles, la capitale Nouakchott.
Depuis lors, des avancées significatives ont été enregistrées en matière de développement urbain et d'intégration en ville grâce notamment à l'élaboration et à la mise en oeuvre d'un ambitieux programme de développement urbain : le Programme de Développement Urbain (PDU).
Doté d’un financement d’environ 100 millions de dollars, le programme est étalé sur dix ans (2001 -2010.) Il est axé, entre autres, sur l'amélioration des conditions de vie dans les quartiers précaires, où résident les plus grandes poches de pauvreté urbaine, et à l'intégration de ces quartiers dans le tissu urbain.
Les principales composantes du PDU sont les suivantes : (i) l’extension de l'infrastructure de base (voirie, eau, électricité, latrines) aux quartiers spontanés; (ii) la fourniture de s services publics (centres de santé, centres de lutte contre le HIV/SIDA , éducation, récréation, et marchés); (iii) une opération de recasement des populations déplacées par la mise en place de sites aménagés et d'un système de compensation financière; ( iv) l'adressage des quartiers; (v) la régularisation foncière; (vi) la gestion des déchets solides, (vii) La viabilisation de terrains pour éviter l'émergence de nouveaux quartiers spontanés ; (viii) La provision d'eau et d'électricité dans ces quartiers précaires ; (ix) la mise en place d'un système de micro -crédit pour la régularisation foncière ou l'achat de terrain viabilisé, etc.