OMD4: Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ANS
Etat des lieux :
Malgré une position relativement favorable par rapport aux pays de la sous région, en Mauritanie, le taux de mortalité infanto-juvénile reste encore élevé avec 122 décès pour 1,000 enfants de moins de 5 ans dont 77 au cours de la première année (MICS 2007). Les principales causes de mortalité infanto-juvénile sont connues : (i) les Infections Respiratoires Aiguës (IRA), (ii) les diarrhées, (iii) le paludisme, (iv) la malnutrition et (v) la rougeole.
Certes, des progrès ont été réalisés depuis le début des années 1990, mais un ralentissement est observé depuis le milieu des années 90. Le rythme actuel se traduit par une réduction de 4 % tous les 5 ans (EDSM 2000-2001 et EMIP 2003-2004) et dans le meilleur des cas 14% tous les 5 ans (MICS 2007). Si la tendance actuelle se poursuit, le pays ne pourra pas atteindre l'OMD4 en 2015.
L'analyse des données disponibles montre que les plus grands écarts de mortalité infanto-juvénile sont liés à des différences de conditions de vie et de nutrition, de niveau d'instruction de la mère, de milieu de résidence, d'indice de richesse et de sexe de l'enfant. La situation précaire de nombreux ménages en matière d'habitat illustrée par l'EPCV 2008 explique la stagnation de l'indicateur, ainsi que le niveau insatisfaisant des indicateurs de santé en général.
2. Orientations stratégiques et pistes d'actions :
Adoptée en 2009, la Stratégie Nationale de Survie de l'Enfant a retenu une combinaison d'interventions et de stratégies devant permettre une réduction annuelle de 25% du taux de mortalité infantile pour arriver à 69 pour 1000 en 2015.
A cet effet, 24 interventions dans les domaines de la santé, de la nutrition et de l'assainissement ont été sélectionnées sur la base de leur efficacité et de leur faisabilité sur le terrain puis regroupées en trois niveaux selon le mode de prestation : ménages-communautés, services de santé de base (soins orientés vers les populations) et structures de référence (soins individuels). Pour faciliter la planification du passage à l'échelle, les interventions ont été classées en deux paquets : (1) le paquet de base regroupe les interventions essentielles, simples et relativement faciles à mettre en œuvre à l'échelle nationale à court terme ; (2) le paquet complet qui comporte, en plus des interventions du paquet de base, un certain nombre de nouvelles interventions essentielles, relativement plus complexes et nécessitant des délais plus longs pour leur mise en œuvre à l'échelle nationale.
3. Besoins de financements
C'est à l'aide de l'outil MBB (« Marginal Budget Bottlenecks ») que les couts additionnels de la mise en œuvre de la SNSE ont été évalués sur la base du financement actuel du secteur de la santé. Ils sont estimés à 278 millions $US sur la période 2010-2015, soit 82,4 $US par tête.
Tableau : Budget estimé par mode de prestations
'000
US$
Modes de prestations
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Total
1.Ménages et communautés
3,136
2,089
4,782
7,507
10,229
10,499
38,245
2. Services orientés vers les populations
3,028
5,339
5,899
8,366
10,405
14,380
47,420
3. Soins Individuels de références dans le système de
6,222
19,586
22,369
28,696
25,699
31,505
134,080
Gestion au niveau des districts sanitaires management