Le 7 septembre 2009, l'atelier de lancement du programme de Prévention des conflits et de renforcement de la cohésion sociale a marqué le démarrage de ce programme conjoint, mis en œuvre par quatre agences du système des Nations Unies : le PNUD (chef de file), l'UNICEF, le FNUAP et l'ONUDC. Le Commissariat aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile est désigné comme le partenaire national de mise en œuvre du Programme en étroite collaboration avec l'Agence national d'insertion des réfugiés (ANAIR) et la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH). Le HCR est associé au programme.
Dans le cadre de ce Programme, deux groupes particulièrement vulnérables ont été identifiés –les anciens esclaves et les rapatriés. Ils constituent les cibles des activités qui seront mises en œuvre en ayant pour objectif de « prévenir les risques de tensions, à travers la promotion de la cohésion sociale et de la citoyenneté, le développement de politiques de répartition équitable des ressources, la mise en place de mécanismes de règlement des conflits, l'amélioration des revenus des bénéficiaires et le renforcement des capacités des acteurs dans le domaine de la prévention et de la gestion des conflits ».
En octobre et novembre, des missions d'identification des zones d'intervention et des bénéficiaires du programme ont été organisées, l'une dans les deux Hodh (villages d'adwabas) et l'autre dans les régions du Trarza et du Brakna (sites de rapatriés).
La première mission dans les deux Hodhs a permis de rencontrer les autorités locales ainsi que des acteurs présents dans les zones d'intervention du programme. Elle a été suivie d'une mission technique sur le terrain pour recenser les besoins des populations ciblées et identifier les activités envisageables.
La mission dans la vallée du fleuve Sénégal (qui s'est déroulée en deux temps : Trarza puis Brakna) a permis de rencontrer les rapatriés de 8 sites (pré-identifiés à partir de critères de choix) ainsi que les populations d'accueil environnantes. L'objectif était là encore de prendre contact avec les populations, de dresser un état des lieux des besoins sur chacun des sites et d'envisager des activités à développer. Ces rencontres étaient basées sur des questionnaires adressées dans un premier temps à l'ensemble de la communauté (rapatriés et population d'accueil), puis à des petits groupes (hommes, femmes, jeunes) afin de cerner des besoins spécifiques.
A l'heure actuelle, des propositions d'actions concrètes et budgétisées pour chacun des sites sont soumises aux différents partenaires. A terme, la mise en œuvre et le suivi de ces activités se fera à partir d'antennes locales.